C’est l’histoire d’un mec. Le mec en question, il s’appelle Jean-Yves Rouillon. Mais comme il trouvait que ça sonnait un peu crétin et couillon, il a fait comme beaucoup d’autres et s’est choisi un nom d’artiste : ce sera Jayer. Il fait ses premiers pas sur scène dans les années 2000 en tant que guitariste-chanteur de reggae avec Los Bedjellòu (2 albums parus) et de rock avec Miscellaneous. Il répond ensuite à l’invitation de son pote Kiki Crétin et participe au premier album de Silver Dust Lost in time (2013), avant de quitter la formation.

Mais Jayer a beaucoup de copains, et il avait aussi répondu à une autre invitation, celle de Sim’s. Le mec intègre alors le groupe qui accompagne le rappeur en live et en studio et devient le principal artisan-compositeur des albums Dernière arme (2012) et surtout Il reste la chaleur (2014). Cette fois-ci, la mayonnaise prend sur la durée et la belle aventure se poursuit encore actuellement. Et si Jayer accompagne toujours régulièrement Sim’s en trio ou en groupe, le mec aspire de plus en plus à monter un projet solo et à défendre sa vision d’un rock mâtiné de mélodies pop.

Photo Alexia Tantardini-Sutterlet

Jayer se teste dès lors en se produisant en solo guitare-chant sur plusieurs scènes de l’Arc jurassien (2015 : Hors Tribu Festival Môtiers, L’Entourloop La Chaux-de-Fonds, Théâtre du Pommier Neuchâtel en 1ère partie d’Émilie Zoé ; 2016 : Fête de la Musique Delémont ; 2017 : Hospitalières Porrentruy, notamment). Durant ces premiers concerts, les particularités et l’originalité de son univers musical sont appréciées de toutes parts. Sa voix rocailleuse reconnaissable entre toutes et son jeu de guitare virtuose issu du blues rock mais ouvrant sur des colorations diverses font mouche. Le problème, c’est que le mec n’aime pas jouer seul, et il cherchera rapidement à s’entourer d’un groupe solide pour mieux mettre en valeur sa musique dans toutes ses potentialités. Ce sera chose faite début 2017, avec la constitution de Kill The Jayer.